Devenez CHEVALIER DE L’ASTRÉE – Découvrez LE PROJET

La Création d’une Forêt Comestible pour le Bien de Tous

Les insectes butineurs, qui contribuent grandement à la pollinisation, et donc à la nourriture que nous mangeons, sont aujourd’hui menacés par l’agriculture moderne, et il ne tient qu’à nous de pouvoir les sauver…pour nous sauver nous-mêmes.

Le saviez-vous ?

  • Saviez-vous que les insectes butineurs, comme les abeilles solitaires, les bourdons, les papillons, les guêpes, et bien d’autres, participent à la pollinisation de près d’1/3 de la nourriture que nous mangeons ?
  • Saviez-vous que 85% des plantes ont besoin de ces insectes butineurs, pour se propager ?
  • Saviez-vous que la monoculture, technique utilisée par notre agriculture intensive moderne, est responsable, entre autres causes, du déclin de près de 40% des populations d’insectes butineurs ?
  • Enfin, saviez-vous que 52% de nos fruits, légumes et produits de consommation courante disparaîtraient des étals de nos supermarchés, si les populations d’insectes butineurs venaient à s’éteindre ?

Le projet des « Chevaliers de l’Astrée » : la création d’une forêt comestible

« Aucun de nous ne sait ce que nous savons tous, ensemble.» Euripide.

Les Chevaliers de l’Astrée, est un projet collectif, ouvert à chacun d’entre nous, qui vise, via la mise en place d’une forêt comestible, à créer un refuge pour les insectes butineurs, au profit de tous, nature, insectes, animaux et humains.

Véritable modèle de l’agriculture de demain, cette forêt comestible, composée d’espèces mellifères et nectarifères, et dont la floraison s’étale sur de longs mois, permet d’attirer les insectes butineurs, de développer la pollinisation, de repousser les nuisibles et plantes non-désirées, tout en fertilisant les plantes.

Il s’agit d’un travail communautaire, réunissant autour d’un même objectif, des mêmes valeurs, et d’un même blason, défenseurs des insectes butineurs et amoureux de la nature, désireux de mettre un peu d’eux-mêmes dans la protection de notre biodiversité, en faisant l’acquisition d’un petit coin de paradis, au cœur de la campagne française.

Nous rejoindre dans l’aventure des Chevaliers de l’Astrée, c’est participer à un projet communautaire audacieux et faire un geste citoyen non seulement pour la planète, mais aussi pour soi-même.

 

Pour participer, vous avez la possibilité de faire l’acquisition d’un pack, parmi de nombreuses options. Vous deviendrez alors propriétaire d’une ou plusieurs plantes, dans le domaine, ce qui vous donnera le titre de Chevalier de l’Astrée. Vous participerez ainsi de manière directe à un projet communautaire bénéfique pour la biodiversité et le bien commun ; un cadeau idéal, écologique et responsable.

Les Chevaliers de l’Astrée : une mission multiple

« Travailler avec la nature, et non pas contre elle »

Faîtes un geste pour la communauté, et participez à la conception d’une forêt comestible, unique en France, qui bénéficie à toutes les espèces. Grâce au soutien de nombreux spécialistes, et avec votre aide, nous pouvons agir de manière audacieuse, efficace, et durable.

 

La mission des Chevaliers de l’Astrée est multiple.

  • Protéger les insectes des monocultures qui nuisent à leur santé.
  • Créer, au cœur de nos campagnes françaises, de nombreux espaces de biodiversité, pour y maintenir des écosystèmes pérennes, avec le minimum d’intervention humaine.
  • Densifier, diversifier, et tendre vers un système d’abondance où tous, végétaux, animaux, humains, insectes, et nature, nous soutenions de manière mutuelle et dans un objectif de coopération durable.
  • Offrir aux adhérents du projet, et propriétaires des plantes, une contrepartie.
  • En parallèle, développer des supports éducatifs afin de mener des campagnes de sensibilisation, dans les écoles et auprès des acteurs locaux.

Les Chevaliers de l’Astrée: Qui sommes-nous ?

Retour il y a quelques mois en arrière.

Nous, c’est Nathalie, Angélique, Olivia, Mélanie, Pascal, Anne, Guillaume, Walter, …une équipe de passionnés de la nature avant tout, mais aussi de professionnels.

Particulièrement impliqués, depuis des années, dans le projet d’une  réserve naturelle en Ecosse, et au vu du succès de projets similaires en Espagne, ou en Autriche, et de la demande grandissante pour une telle communauté en France, l’idée a tranquillement germé dans nos esprits avant que nous décidions de nous lancer, il y a quelques mois.

Constatant quotidiennement les dégâts causés par les hectares de monoculture qui envahissent nos campagnes, notamment sur le plan de la biodiversité, il était temps de commencer à cultiver, au milieu de nos champs, des espaces peuplés de plantes mellifères et nectarifères propices aux insectes butineurs.

Après de nombreux mois passés à la recherche de financement, nous sommes devenus les heureux propriétaires de deux terrains qui verront se réaliser notre projet :

Un verger traditionnel âgé de 20 ans et non traité, près du Lac d’Eguzon, dans le Berry (Région CentreVal de Loire). Il se compose essentiellement d’une cinquantaine de pommiers mais aussi de noisetiers, noyers, et châtaigniers ; il est également traversé par un ru.

Une vaste prairie sur le lieu-dit de Fontsemont, à la Roche-Posay, dans la région Nouvelle Aquitaine. D’une superficie de plus d’un hectare, elle est adossée à une forêt, et abrite une ancienne mare.

Le terrain de la Roche-Posay a été rebaptisé, par nos soins, « Astrée »; nous sommes en octobre 2016, et c’est ainsi que Les Chevaliers de l’Astrée voient le jour.

Les Chevaliers de l’Astrée: Préparer un terrain propice à la croissance d’une forêt nourricière

Dès lors, le temps était venu de préparer l’aménagement du terrain. Pour ce faire, nous avons fait appel aux services de deux professionnels ; Walter, Architecte Paysagiste-Pépiniériste, responsable de la conception des plans et de l’association des différentes plantes (fruitiers, petits fruits fleurs, aromatiques), ainsi que Monsieur Bravard, en charge de l’acquisition des plantes.

Durant de longues semaines de travail, Walter a travaillé à la conception de guildes, c’est-à-dire d’ensembles de fleurs qui croissent ensemble, composés d’une plante majeure entourée de ses alliées, souvent un arbre, une liane, des arbustes ou plantes herbacées. Il a fallu également protéger le terrain des animaux : rubans de signalisation tendus à différentes hauteurs pour éloigner les chevreuils, badigeonnage des arbres avec du jus d’os pour dissuader les herbivores, cordes de chanvre imbibées d’ail pilé dans de l’huile de lin, pour repousser les lapins et petits rongeurs, …

A ce jour, nous avons planté, pour le moment, environ 400 m2 du terrain, en attendant la mise à disposition du reste. À l’heure actuelle, environ 200 plantes ont déjà pris place sur le domaine depuis novembre 2016, lovées dans un parterre de fumier, de feuilles, de terre de forêt, et de paille.

Pour aller plus loin: Les Chevaliers de l’Astrée, ou l’importance d’agir pour la biodiversité.

« Parce qu’ils ont besoin de nous, et que nous avons besoin d’eux. »

Les insectes butineurs face à de nombreuses menaces

 

Qu’ils soient bourdon, abeille solitaire, coléoptère, papillon, guêpe, osmie, xylocope, mouche, les insectes butineurs sauvages sont aujourd’hui largement menacés par de nombreuses causes d’origine humaine, notamment la prolifération des pesticides, la pollution de l’air, ou la destruction, via la prépondérance de la monoculture, des végétaux dont se nourrissent les pollinisateurs, et de leurs habitats. En effet, si la nature propose des milliers de végétaux, beaucoup d’entre eux sont considérés comme indésirables par les agriculteurs, et donc traités comme tels : ronces, pissenlits, orties, fleurs sauvages, … De même, les haies et jardins disparaissent pour laisser place à des hectares de monoculture.

Or, ces pollinisateurs jouent un rôle fondamental dans le processus de pollinisation, et donc de reproduction des plantes, maintien de nos forêts et de biodiversité. Selon une étude récente de la Whole Foods Market®, plus de 85% des plantes ont besoin de ces insectes pollinisateurs pour exister, et près d’1/3 de la nourriture que nous consommons est directement lié à la pollinisation animale. Sans les butineurs, 52% de nos fruits, légumes et produits de grande consommation disparaitraient des rayons de nos supermarchés : fruits et produits fruitiers, légumes, café, cacao, épices, oléagineux et protéagineux, …

S’il existe plus de 25.000 espèces d’insectes pollinisateurs, leurs populations diminuent de façon inquiétante depuis une vingtaine d’années, certaines zones allant jusqu’à perdre plus de 90% des colonies.

Les Chevaliers de l’Astrée : la permaculture comme modèle d’agriculture durable et responsable

Largement utilisée dans l’agriculture intensive et industrielle d’aujourd’hui, la monoculture est un modèle qui consiste à ne cultiver, sur une seule et même parcelle, qu’une seule espèce, avec pour conséquence l’appauvrissement des sols, l’usage régulier de pesticides, le dégagement de gaz à effet de serre, et une perte significative de la biodiversité. Les plantes mellifères et nectarifères disparaissent, entraînant alors un recul des populations d’insectes pollinisateurs, et les problèmes que nous connaissons aujourd’hui.

Face à ce constat, des solutions s’imposent. La première d’entre elle consiste à changer radicalement de mode de vie, et adopter un nouveau système agricole, à l’exact opposé du modèle actuel. Mise au point dans les années 70, par le chercheur australien Bill Mollison, la permaculture, au contraire de la monoculture traditionnelle, se veut un modèle d’agriculture durable et auto-suffisant, dans lequel l’homme travaillerait avec la nature, et non pas contre elle.

L’une des techniques phares de la permaculture est la forêt comestible, qui vise à développer, via la superposition de plusieurs espèces végétales comestibles, alliées, et complémentaires sur une seule et même parcelle, des écosystèmes pérennes. Car la forêt est déjà autonome, durable, et fertile en elle-même. Sans intervention humaine, et en laissant la nature faire, la France redeviendrait une immense forêt ; la plupart des forêts nourricières fleurissent d’ailleurs toujours même après 1000 ans d’existence.

Le défi ici repose donc dans la création d’une forêt comestible, sur le modèle d’une forêt naturelle multi-étagée (racines et plantes grimpantes, fruits et légumes, puis arbustes fruitiers de type buissons, arbres fruitiers tels les pommiers ou les cerisiers, puis enfin la canopée – les arbres les plus hauts), capable de constituer de véritables refuges pour les insectes pollinisateurs, et de conserver la biodiversité de nos campagnes. Ceci demande beaucoup d’énergie au départ. Mais, une fois la forêt en place, il ne vous restera plus qu’à en récolter les fruits. Selon l’anglais Robert Hart, qui a transposé les forêts comestibles tropicales à nos climats tempérés occidentaux, « Personne ne fertilise ou n’irrigue une forêt. La forêt est autonome. Si vous êtes capable de recréer une forêt nourricière alors votre principal effort sera d’en récolter les fruits».

A priori, si une forêt comestible n’est fonctionnelle et autonome qu’au bout de quelques années, en général 3 ou 4 ans, celle-ci peut commencer à produire des fruits dès le départ. Bien entendu, son rendement et son efficacité se font de manière croissante dans le temps, pour atteindre une production optimale au bout d’une dizaine d’années.

Vous l’aurez compris, les insectes butineurs occupent un rôle crucial pour la biodiversité, la survie de la nature, et nos habitudes alimentaires. Sans eux, nos modes de consommation s’en trouveraient bouleversés de manière très significative. Il convient donc de prendre conscience de cette menace, et agir pour la survie des espèces d’insectes butineurs sauvages qui contribuent à notre propre bien-être.

En tant que Chevalier de l’Astrée, vous pouvez, vous aussi, choisir de vous engager dans ce projet et contribuer à faire de nos campagnes de véritables espaces de biodiversité. La solution est à portée de chacun d’entre nous.